Trucs et astuces

Comment bien préparer sa session d’observation

Pour espérer profiter pleinement de sa session d’observation, il convient de la préparer , d’acquérir certains automatismes, et ainsi gagner en efficacité.

 

Avant de se lancer dans une session d’observation nocturne, il est important de bien connaitre son setup, s’entraîner en le manipulant et en l’installant  de jour, plutôt que de le découvrir pour la première fois de nuit…Certains prérequis, doivent être maîtrisés avant de débuter la grande aventure cosmique!

  • La collimation, qui peut être réalisé de jour avec un laser ou un cheshire, et qui sera peaufinée de nuit sur une étoile.
  • L’équilibrage du tube.
  • Réaliser des tests de mise au point sur des cibles diurnes en prenant compte les différents accessoires. (réducteurs de champ, correcteurs de coma, etc..)
  • Comprendre le fonctionnement de sa monture, les différents réglages, réaliser des pointages d’objets diurnes
  • Maîtriser la mise en station. Certaines applications permettent de réaliser une mise en station de jour (Polar scope Align)
  • Comprendre le fonctionnement de sa caméra, du porte oculaire motorisé, les différents réglages et les logiciels associés.

Une fois l’étape de découverte réalisée, vous voilà prêt pour votre première session d’observation assisté par ordinateur.

 

Mais avant de contempler vos observations à l’écran, il reste une dernière étape…la check-list de session:

  • Choisir un spot d’observation, idéalement pourvu d’un ciel noir (le plus éloigné possible de toute pollution  lumineuse et exempt de nébulosité), dégagé d’Est en Ouest pour bénéficier de la course des astres de leur levé à leur couché, et ainsi profiter du meilleur moment pour les observer. Il est cependant difficile d’observer en dessous de 25° d’élévation à cause de la pollution atmosphérique et lumineuse, de l’humidité et des ondes de chaleur. Le sol doit être plat et dur pour supporter le trépied de la monture.

 

Pour en savoir plus sur la pollution lumineuse, consultez la carte de l’Avex

 

  • S’informer sur la météo : dégagement du ciel, l’humidité, la couverture nuageuse, les nébulosités, le vent et le seeing.
  • S’informer des phases de la lune: si notre satellite naturel n’est pas votre cible de prédilection, la lumière qu’il diffuse gênera considérablement vos observations dès le premier quartier. L’utilisation de filtre à bande étroite permet de réduire les effets néfastes de la lune sur vos images.
  • Établir une liste d’observation des « objets du moments ». De nombreux planétariums virtuels proposent cette fonctionnalité. Il existe également des générateurs de soirée en ligne.

https://telescopius.com/

 

  • Sortir le matériel au moins une heure avant l’observation pour une bonne mise en température et éviter les turbulences. Les surfaces bétonnées, goudronnée sont à proscrire l’été à cause de leur rayonnement, il faut également éviter de se placer trop près d’un mur pour les mêmes raisons.
  • Se prémunir de l’humidité : toutes saisons confondues, l’humidité peut interférer avec vos observations, il est donc important de s’équiper d’un système antibuée, car cela ne sert à rien d’investir dans une camera haut de gamme, ou dans une monture hors de prix si au bout d’une heure le secondaire (en principe c’est le point de départ) est complètement embué.
  • Positionner correctement sa monture, la mettre parfaitement de niveau, s’assurer qu’il ne subsiste aucunes vibrations, et s’assurer que les différents câbles ne puissent pas se coincer ou se retrouver en tension.
  • Faire sa collimation.
  • Réaliser la mise en station (alignement sur deux étoiles en Alt-Az, alignement polaire en équatorial). Personnellement j’utilise la fonction « Polar Align » de Sharpcap qui permet une mise en station précise et rapide (voir tutoriel alignement polaire avec SharpCap ).
  • Réaliser la mise au point à l’aide d’outils appropriés (masque de Bahtinov ou solution logiciel). A partir d’une certaine focale (f/5) l’utilisation d’un focuser motorisé est fortement recommandé pour une mise au point précise, et indispensable dans le cas d’une utilisation en remote. La mise au point doit être vérifiée en cours de session.
  • Créer ses darks dans le cas d’une caméra non refroidie, ou se constituer une bibliothèque de darks dans le cas d’une caméra refroidie.

Les résultats sans et avec dark:

Créer ses darks avec SharpCap

  • Créer ses flats

Les résultats sans et avec flat:

Créer ses darks avec SharpCap

La check-list est remplie, les observations peuvent maintenant commencées…!!!